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Histoire : Le trésor du Tubantia

dimanche 28 février 2016, par David

15 mars 1916 en mer du Nord, une torpille allemande frappe et coule le "Tubantia", un paquebot hollandais de 140 mètres transportant à son bord une cargaison d’or cachée dans des meules de fromage. C’est le trésor du Kaiser que Guillaume II, incertain de l’issue du conflit allemand, voulait mettre à l’abri en Amérique du Sud.
En 1921, un naufragé parle dans une taverne d’Hambourg, et c’est un aviateur de la Royal Air Force qui, informé maintenant de l’histoire du Tubantia et de sa cargaison, cherche les moyens pour partir à la chasse au trésor.
En 1922, l’anglais frappe à la porte d’une compagnie privée, la SNM (Société Nationale Maritime) et trouve Paul Truck, riche armateur et Francois Hestier, président de la SNM. Il leur raconte alors l’histoire du naufragé du Tubantia et de son fabuleux trésor. Francois Hestier convaincu par l’anglais, envoie son collaborateur Paul Truck pour procéder au repérage du navire.
En mai 1922, l’épave est repérée par les scaphandriers de la compagnie, le naufragé avait dit vrai. Il fallut alors de longs mois d’investigation dans l’épave avant de faire tomber l’ultime cloison de la chambre froide et permettre ainsi à Paul Truck d’extraire du Tubantia la mystérieuse cargaison de fromages dans lesquels étaient cachées 2,5 tonnes d’or en ligots et 3 caisses remplies de pierres précieuses.
Le malheureux Major Sippé, l’aviateur anglais mis au courant dans cette fameuse taverne de Hambourg, ne toucha pas un kopeck car ayant le mal de mer, il ne pouvait être sur place !
François Esthier, après un partage clandestin du trésor, ne s’entend plus avec son collaborateur, il lui reproche sa vie excessive et luxueuse. Ce dernier va d’ailleurs décéder malade dans une petite chambre d’un hôtel modeste en tant que simple mareyeur après avoir dilapider son immense fortune par amour des tables de jeux et son extrême générosité envers les femmes.
François Esthier quant à lui, garda la tête froide mais mit mystérieusement fin à sa vie et à celle de son épouse Odette Journet dans leur maison "La Brise" avant l’arrivée des Allemands en 1940. Les raisons qui le poussèrent à ce geste restent encore un mystère. De part son train de vie plutôt raisonnable, on se demande aujourd’hui où il avait bien pu cacher sa part de trésor. Le doute plane encore sur La Brise ...

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